Historique et morphologique

Présentation du site archéologique de Genainville

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Genainville est une petite commune (500 ha) établie dans un vallon verdoyant incisant le plateau du Vexin français. Son territoire, essentiellement agricole, est principalement drainé par le ru de Genainville. Les recherches ont démontré que le vallon des Vaux-de-la-Celle avait été occupé pendant une durée d'environ mille ans. Au Ve siècle avant notre ère les Celtes ont inhumé leurs morts à l'emplacement de la future voie vallée qui permettra d’accéder au temple et les bâtiments encore visibles en élévation ont été construits entre le Ier siècle et le IIIe siècle après J.-C. Le site fut ensuite définitivement abandonné au Ve siècle


Un bassin

Le sanctuaire antique s'était vraisemblablement concrétisé autour d'une source vénérée pour ses vertus thérapeutiques dès l'époque gauloise. Des ex-voto témoignent de ces pratiques cultuelles et sont présentés au musée archéologique de Guiry-en-Vexin. Le sanctuaire A connu plusieurs états entre le début de notre ère et son abandon au Ve siècle. Il comprend :

 

 

Le temple principal

Le Temple

Temple et source se trouvaient au centre d'une aire sacrée, « le téménos », délimitée par un mur d'enceinte, le péribole, à laquelle on accédait par un portique ouvert vers l'Est. La particularité du temple principal est de présenter deux « cellae » accolées qui abritaient chacune une divinité. Il pouvait s’élever de 25 à 30 m suivant les restitutions.

 

 

Le théâtre

Le théâtre est adossé au coteau et ouvert vers le Nord. Occupant au sol un demi-cercle d'environ 110 m de diamètre il pouvait contenir environ 4 000 places disposées sur des gradins en pierre. A l'Est,  les contreforts formaient des niches et des alvéoles aménagées en habitations au IVe siècle.

Les bâtiments « secondaires »

Batiment secondaire IX

Plusieurs bâtiments ont été repérés autour de ce centre architectural, tant au fond du vallon que sur les plateaux alentours. A l'Est du théâtre, le bâtiment dénommé « Pavillon » par Pierre Orième était équipé d’hypocaustes (système de chauffage par le sol). A l'Ouest de l'aire cultuelle, les vestiges mis au jour témoignent d'une organisation urbaine avec des bâtiments d’habitation de part et d'autre d'un axe de voirie Nord-Sud. Au IIIe siècle, une élévation du niveau de la nappe phréatique et des inondations fréquentes, entraînent l'abandon progressif de l'occupation en fond de vallon.

 

 

 

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